Malek
1 7 5
5

Malek

Can. 2018. Drame psychologique de Guy Édoin avec Tewfik Jallab, Karine Vanasse, Mani Soleymanlou. À la suite d'une tentative de suicide, un chômeur montréalais d'origine libanaise confronte les démons de son passé, sous l'impulsion d'une psychologue et d'une nouvelle petite amie. Production aux ambitions déçues, tirée d'un roman de Rawi Hage. Intrigue sans suspense, pétrie d'incohérences. Mise en scène artificielle. T. Jallab peu convaincant. (sortie en salle: 18 janvier 2019)

13 ans + 13 ans +
Malek
Ajouter à ma liste Imprimer

Genre : Drame psychologique
Durée : 95 min.
Production : Réal Chabot
Réalisation : Guy Édoin
Scénario :
Photographie : Michel La Veaux
Musique : Yvann Thibaudeau
Pays : Canada (Québec)
Distributeur : Les Films Séville
Interprètes : Tewfik Jallab
Karine Vanasse
Mani Soleymanlou
Hiba Abouk
Manal Issa
Wissam Fares

Libanais établi à Montréal, Malek a récemment tenté de s'enlever la vie. Geneviève, la psychologue qui le suit, a bien du mal à percer le mur de son silence, conséquence d'un événement terrible survenu dans son pays d'origine, qui impliquait sa soeur adorée. Sans emploi, vivant de l'aide sociale, Malek traîne dans des soirées où il se met en tête de séduire Shohreh, une jeune Iranienne sur qui son ami a également des visées. Enhardi par sa victoire amoureuse, le jeune homme décroche peu après un boulot dans un restaurant perse. Mis en confiance par Shohreh et Geneviève, il accepte enfin de confronter les démons de son passé.

L’avis de Mediafilm

Traumas, secrets, transgressions, atavismes... Tous les germes d'une intrigue shakespearienne sont rassemblés dans ce troisième long métrage du Québécois Guy Édoin (MARÉCAGES, VILLE MARIE). Mais aucun n'a poussé. En faute, le scénario. S'inspirant du roman "Le cafard" de Rawi Hage, son auteur Claude Lalonde a sacrifié la majeure partie des éléments insolites, miroir de la psychologie tourmentée du protagoniste. Avec pour résultat un texte dénué de suspense, pétri d'incohérences et de hasards forcés, que la mise en scène et le montage tentent en vain d'animer, notamment par des champs-contrechamps artificiels (les séances chez la psy) et des flashbacks tièdes campés dans un Maroc qui échoue à nous convaincre qu'on est au Liban. Dans le rôle-titre, Tewfik Jallab a beaucoup de difficulté à communiquer le mystère et le charisme de son personnage, moteur d'un film dont l'ambition évidente semble avoir été vaincue par ses limites budgétaires et artistiques.

Texte : Martin Bilodeau

Commentaires

L'infolettre de Mediafilm

Pour être tenus informés des sorties de films, toutes plateformes confondues, rien de mieux que l'info-lettre de Mediafilm. Abonnez-vous. C'est gratuit!

Vous avez besoin de IE 8+ pour visualiser cette page!