Chute de l'empire américain, La
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La Chute de l'empire américain

Can. 2018. Comédie dramatique de Denys Arcand avec Alexandre Landry, Maripier Morin, Rémy Girard. Entré en possession d'une fortune appartenant au crime organisé, un livreur entreprend de laver cet argent sale au profit d'une fondation humanitaire bidon. Charge anticapitaliste astucieuse, librement inspirée de faits vécus. Critique sociale lourde et pontifiante. Réalisation soignée et vivante. A. Landry et M. Morin excellents. (sortie en salle: 28 juin 2018)

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La Chute de l'empire américain
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Genre : Comédie dramatique
Durée : 130 min.
Production : Denise Robert
Réalisation : Denys Arcand
Scénario :
Photographie : Van Royko
Montage : Arthur Tarnowski

Témoin d'un cambriolage qui a mal tourné, le livreur Pierre-Paul s'empare des sacs d'argent abandonnés sur la chaussée par un survivant du drame, gravement blessé à la cuisse. Grisé par cette fortune tombée du ciel, qui se révèle appartenir au crime organisé, l'homme timide invite chez lui Aspasie, l'escorte la plus chère de Montréal. Charmée par ce client inhabituel, docteur en philosophie et bénévole auprès des sans-abri, la jeune prostituée en vient à percer son secret puis à l'aider dans son audacieux projet: laver l'argent sale en le faisant transiter par les paradis fiscaux, pour ensuite le dissimuler dans le compte en Suisse d'une fondation humanitaire bidon. Pour y parvenir, Pierre-Paul a embrigadé un motard repenti, qui a appris la fiscalité en prison. Convaincus que le produit du vol est entre les mains du livreur, deux détectives de la police le suivent à la trace. Pendant ce temps, le caïd lésé met la pression sur le propriétaire du magasin cambriolé et le voleur blessé pour récupérer son argent.

L’avis de Mediafilm

Après le bancal ÂGE DES TÉNÈBRES et le futile RÈGNE DE LA BEAUTÉ, Denys Arcand revient en meilleure forme avec cette charge anticapitaliste astucieuse, librement inspirée de faits vécus, mais dont le titre opportuniste annonce à tort une suite du DÉCLIN DE L'EMPIRE AMÉRICAIN et des INVASIONS BARBARES. Ce sont davantage JOYEUX CALVAIRE et LA MAUDITE GALETTE d'Arcand qui sont convoqués dans ce récit à la Robin des Bois célébrant, avec un espoir frisant l'angélisme, le triomphe de la générosité sur la cupidité des profiteurs du système et l'incurie des gouvernants. Hélas, la critique sociale est une fois de plus véhiculée par des dialogues peu subtils et pontifiants. Véritable talon d'Achille du cinéaste, ce réflexe de donneur de leçons est cristallisé lors d'une séquence artificielle, réunissant dans une soupe populaire les conspirateurs et les enquêteurs. Reste que le réalisateur de JÉSUS DE MONTRÉAL sait toujours mettre en valeur la métropole québécoise, dans sa mise en scène soignée et vivante. Nouvelle venue au cinéma, l'animatrice Maripier Morin crève l'écran, face à l'excellent Alexandre Landry (GABRIELLE).

Texte : Louis-Paul Rioux

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