Mécaniques fatales
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Mécaniques fatales (Mortal Engines)

É.-U. 2018. Science-fiction de Christian Rivers avec Hera Hilmar, Robert Sheehan, Hugo Weaving. Dans un monde postapocalyptique, où Londres est devenue une gigantesque machine mobile, le maître de la cité affronte une orpheline et son allié. Adaptation inégale du roman jeunesse de Philip Reeve. Enjeux dramatiques passe-partout. Dialogues souvent risibles. Réalisation spectaculaire et imaginative. Interprétation correcte. (sortie en salle: 14 décembre 2018)

Général (déconseillé aux jeunes enfants) Général (déconseillé aux jeunes enfants)
Mortal Engines
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Genre : Science-fiction
Durée : 128 min.
Réalisation : Christian Rivers
Scénario :
Photographie : Simon Raby
Musique : Tom Holkenborg
Montage : Jonno Woodford-Robinson
Pays : États-Unis
Nouvelle-Zélande
Distributeur : Universal
Interprètes : Hera Hilmar
Robert Sheehan
Hugo Weaving
Jihae
Leila George
Ronan Raftery
Stephen Lang
Patrick Malahide
Kee Chan

Dans un monde postapocalyptique, la ville de Londres est devenue une gigantesque machine mobile, qui avale tout sur son passage. Parmi les prisonniers du bourg minier bavarois que vient d'ingérer l'ambitieuse cité, se trouve Hester Shaw. À la première occasion, la jeune fille balafrée poignarde le puissant Thaddeus Valentine, déclarant qu'elle venge ainsi la mort de sa mère. Mais le maître de la ville survit à l'attaque, grâce à l'intervention fortuite de Tom Natsworthy, candide employé de musée. Réalisant son erreur alors qu'il est en fuite avec l'assaillante, le jeune homme en vient à épouser sa cause: éliminer Valentine avant qu'il ne parvienne à conquérir un vaste empire oriental, grâce à des pièces de technologie nucléaire récupérées dans les débris des villes capturées.

L’avis de Mediafilm

Adapté du premier tome de la série de romans jeunesse de Philip Reeve, MORTAL ENGINES se distingue des dystopies à la DIVERGENT, MAZE RUNNER et THE DARKEST MINDS par l'invention visuelle de ses monumentaux décors mouvants. Et ce, même si cet extravagant concept a été piqué au HOWL'S MOVING CASTLE de Hayao Miyazaki. Hélas, le récit n'est pas du même tonneau. Sur fond de critique primaire du néolibéralisme, les enjeux dramatiques passe-partout s'empilent, souvent assortis de dialogues risibles. Une sous-intrigue, concernant la trahison de l'héroïne orpheline envers le colosse androïde qui l'a élevée, se greffe laborieusement au scénario, générant de banales scènes de combats et des moments d'émotion fabriqués. Initié par Peter Jackson (THE LORD OF THE RINGS) et réalisé par un de ses spécialistes des effets spéciaux, le film ne manque pas d'énergie ni de panache, mais sombre dans la confusion lors de l'interminable dénouement, aux allures de sous-STAR WARS. Fonctionnelle dans l'ensemble, l'interprétation n'a rien de mémorable.

Texte : Louis-Paul Rioux

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