Sashinka
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Sashinka


lundi 22 avril à 02h30 | Super Écran 1


Can. 2018. Drame de Kristina Wagenbauer avec Carla Turcotte, Natalia Dontcheva, David Giguère. La veille de son premier spectacle, une jeune chanteuse-claviériste doit composer avec le retour soudain de sa mère, une immigrée russe fantasque et autodestructrice. Portrait naturaliste d'une relation toxique. Scénario inégal, ménageant toutefois plusieurs moments forts. Mise en scène vivante, au service des comédiennes. Remarquable N. Dontcheva. (sortie en salle: 24 août 2018)

Général Général

Genre : Drame
Durée : 78 min.
Production : Nellie Carrier
Réalisation : Kristina Wagenbauer
Scénario :
Photographie : Marie Davignon
Musique : Jean-Sébastien Williams
Montage : Jules Saulnier
Pays : Canada (Québec)
Distributeur : FunFilm
Interprètes : Carla Turcotte
Natalia Dontcheva
David Giguère
Emmanuel Schwartz
Pier-Luc Funk
Éliane Préfontaine

La veille de son premier spectacle, la chanteuse-claviériste Sasha doit composer avec le retour soudain de sa mère Elena, immigrée russe fantasque et autodestructrice. Toujours hantée par des problèmes de boulimie remontant à son enfance et habitée par le malaise que suscite chaque geste de cette mère bien intentionnée mais instable, la jeune artiste tentera de s'ajuster tant bien que mal à ces retrouvailles impromptues, aux motifs nébuleux.

L’avis de Mediafilm

L'ombre de John Cassavetes plane sur ce portrait d'une relation mère-fille particulièrement toxique. Le récit (qui semble se chercher dans les premières scènes, pour ensuite cumuler les temps forts) sert essentiellement de prétexte à la confrontation de deux personnages aux tempéraments contrastés. Si Carla Turcotte (NEW DENMARK) est généralement juste dans le rôle difficile de la fille musicienne - desservi par une exploration maladroite des problèmes alimentaires vécus par cette dernière -, l'actrice bulgare Natalia Dontcheva convainc pleinement dans le rôle beaucoup mieux écrit et nettement plus flamboyant de la mère insupportable. La mise en scène sensible de Kristina Wagenbauer (qui signe ici son premier long métrage) est considérablement soutenue par la caméra très mobile de Marie Davignon, qui fait littéralement corps avec les acteurs. Le travail de ce quatuor féminin procure au film des accents de vérité d'une intensité rarement observée dans notre cinéma.

Texte : Georges Privet

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