Colonie, Une
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Une Colonie


lundi 8 juin à 13h30 | Super Écran 1


Can. 2018. Drame de Geneviève Dulude-De Celles avec Émilie Bierre, Irlande Côté, Jacob Whiteduck-Lavoie. L'éveil au monde d'une adolescente réservée, au contact d'une populaire élève de sa nouvelle école secondaire et d'un compagnon de classe Abénaki. Récit d'apprentissage délicat et subtil. Messages sociohistoriques un brin appuyés. Traitement impressionniste envoûtant. Performance solide et sentie d'E. Bierre. (sortie en salle: 1 février 2019)

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Une Colonie
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Sous le regard triste de sa petite soeur, Mylia prend le chemin de sa nouvelle école secondaire. Échaudée par une histoire de harcèlement survenue dans un établissement précédent, l'adolescente réservée, dont les parents sont en crise larvée, entame ce nouveau départ avec appréhension. Par l'intermédiaire de sa cousine inscrite à la même école, Mylia fait la connaissance de Jacinthe, une élève populaire et spontanée. Laquelle, pour la remercier de l'avoir aidée à faire ses devoirs, l'invite à une fête qu'elle donne chez elle. Mais ce soir-là, Mylia, intimidée par cette hôtesse qui la fascine, boit de l'alcool pour la première fois, et en abuse. Partie ivre de chez Jacinthe, elle est raccompagnée par Jimmy, un garçon de sa classe qui habite la réserve abénakie voisine.

L’avis de Mediafilm

La réalisatrice du documentaire BIENVENUE À F.L. poursuit sur le versant de la fiction son exploration de l'adolescence, avec un égal bonheur. Un brin appuyé, le message sociohistorique, véhiculé par le protagoniste autochtone, s'intègre néanmoins harmonieusement à un récit d'apprentissage délicat, allusif, qui déjoue plus d'une fois les attentes du spectateur. La dénonciation des pièges du conformisme et son corollaire, l'éloge de la marginalité à l'âge où la personnalité se forme, sont par ailleurs illustrées avec intelligence et empathie. Ces qualités d'écriture se conjuguent chez Geneviève Dulude-De Celles avec un talent certain pour la composition d'images sobrement évocatrices, d'un impressionnisme envoûtant. Confirmant tout le bien que l'on pouvait penser d'elle depuis sa découverte en 2012 dans CATIMINI de Nathalie Saint-Pierre, la jeune Émilie Bierre porte le film avec aplomb et sensibilité.

Texte : Louis-Paul Rioux

Revue de presse

Trouver sa propre voie

Pour son premier long métrage de fiction, (...) Geneviève Dulude-De Celles (...) aborde (...) des thèmes liés à l'histoire du Québec, et aux peuples qui s'y rattachent. (...) Avec beaucoup de délicatesse, le récit suivra (...) le parcours de Mylia, (...) [une] jeune fille - très réservée de nature - [qui] arrive (...) à cette étape où la vie sociale commence à prendre forme.

Un Territoire piégé appelé adolescence

La justesse de l’interprétation d’Émilie Bierre n’échappera à personne. Bien connue (...) des habitués des séries télévisées, (...) elle joue ici avec l’assurance d’une grande professionnelle: jamais nous ne doutons de son personnage qui habite tout le film et nous émeut.

Les Années de mutation

Ce qui étonne avant tout dans UNE COLONIE, c’est la mise en scène de (...) Geneviève Dulude-de-Celles, moments où la tension se juxtapose, selon les séquences, avec le calme qui cache cependant des tourments. Il y a, dans cette réalisation, une maîtrise du cadre, du plan où tout ce qu’il comporte est indispensable.

Without the Redemptive Cuteness

The performances are all impeccable, particularly the delightful Irlande Côté, and the depiction of high school is every bit as harrowing and realistic as intended. If this were simply a movie about how mortifying it is to try to fit in at school, it would be a slam dunk.

Un Film touchant et inspirant

Tout le monde se souvient de son entrée au secondaire. Ce moment où on passe des «grands» du primaire aux ti-culs de la poly et, pour beaucoup, l’anxiété qui vient avec. Ce que Geneviève Dulude-De Celles réussit à illustrer, avec une justesse remarquable.

Moi et l’Autre

(...) UNE COLONIE est un récit initiatique porté par la justesse et la simplicité d’un regard empathique, refusant le pathos, s’éloignant du mélodrame et évitant soigneusement de tomber dans le sentimentalisme. Par touches précises, la cinéaste capte les silences, les doutes, les peines et les joies d’une période d’apprentissage délicate.

Propos de...

"Émilie [Bierre] a souffert d’intimidation lorsqu’elle était plus jeune. (...) Elle comprenait donc très bien les assises du personnage. Dans ma tête, c’est une petite fille un peu écorchée qui a eu de la difficulté au primaire et qui entre dans un nouvel environnement au secondaire. Le personnage porte ce bagage-là, ce traumatisme d’être en relation avec les autres, de se faire de nouvelles amitiés."

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