Last Black Man in San Francisco, The
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The Last Black Man in San Francisco

É.-U. 2019. Drame de moeurs de Joe Talbot avec Jimmie Fails, Jonathan Majors, Danny Glover. À San Francisco, un jeune Afro-Américain forme le projet de rénover une vieille maison biscornue, qu'il croit avoir été construite par son grand-père dans les années 1940. Poème urbain au carrefour de l'étude de moeurs et du drame social. Dénonciation du confinement en ghetto des Afro-Américains à San Francisco. Réalisation inventive. Interprétation touchante. (sortie en salle: 12 juillet 2019)

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The Last Black Man in San Francisco
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Genre : Drame de moeurs
Durée : 121 min.
Réalisation : Joe Talbot
Scénario :
Photographie : Adam Newport-Berra
Musique : Emile Mosseri
Montage : David Marks
Pays : États-Unis
Distributeur : TVA-Films
Interprètes : Jimmie Fails
Jonathan Majors
Danny Glover
Tichina Arnold
Rob Morgan
Mike Epps

Jimmie n'a d'yeux que pour une vieille maison située sur Golden Gate Avenue, dans le quartier Fillmore à San Francisco. Enfant, le jeune Afro-américain habitait cette demeure biscornue qui, croit-il, a été construite par son grand-père dans les années 1940. Bien qu'elle soit désormais occupée par un vieux couple de Blancs, Jimmie y réalise quelques travaux de rénovation, jusqu'à ce que les résidents soient évincés. Avec son ami Montgomery, artiste et dramaturge, il décide de l'investir et d'y installer les vieux meubles de sa tante. Cependant, le promoteur immobilier en charge de la maison voit leur présence d'un mauvais oeil et les force à quitter. Jimmy retourne alors vivre chez Montgomery et le grand-père de ce dernier, tout en essayant de reprendre ses droits sur la propriété. De son côté, le dramaturge termine une pièce sur la mort d'un ami d'enfance.

L’avis de Mediafilm

Au carrefour de l'étude de moeurs, de la peinture sociale et du poème urbain, ce film prenant est pour San Francisco ce que BOYZ N THE HOOD a été pour Los Angeles: une dénonciation du confinement des Afro-Américains dans des ghettos en périphérie des grandes villes. Après une entrée en matière visuellement saisissante, le récit se laisse porter par l'errance des deux amis, qui les ramène inlassablement à cette demeure mythique, dont la légende alimente l'imaginaire du héros. La réalisation inventive et très fluide du nouveau venu Joe Talbot s'assortit d'un montage efficace, où les envolées lyriques percutent la dure réalité, ainsi que d'une musique envoûtante rappelant Philip Glass (THE HOURS) et Michael Nyman (DROWNING BY NUMBERS, THE PIANO). Le duo formé de Jimmie Fails (également coscénariste) et Jonathan Majors se révèle par ailleurs très touchant.

Texte : André Caron

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