Nous, les vivants
1 7 4
4

Nous, les vivants (Du Levande)

Suèd. 2007. Comédie dramatique de Roy Andersson avec Jessica Lundberg, Elisabet Helander, Björn Englund. Dans une ville européenne enveloppée de brouillard, les destins entrecroisés de divers habitants plus ou moins malheureux. Réflexion originale mais plutôt pessimiste sur la condition humaine. Succession de tableaux liés de façon quasi abstraite. Traitement visuel singulier. Interprétation dans le ton voulu. (sortie en salle: 15 février 2008)

13 ans + 13 ans +
Du Levande
Ajouter à ma liste Imprimer

Genre : Comédie dramatique
Durée : 94 min.
Réalisation : Roy Andersson
Pays : Suède
Allemagne
France
France
Danemark
Norvège
Distributeur : FunFilm
Interprètes : Jessica Lundberg
Elisabet Helander
Björn Englund
Leif Larsson
Ollie Olson
Kemal Sener

Divers habitants d'une ville européenne anonyme enveloppée de brouillard tentent de trouver un sens à leur existence et d'échapper à ceux qui, autour d'eux, la leur pourrissent.

L’avis de Mediafilm

Roy Andersson poursuit dans NOUS, LES VIVANTS une démarche esthétique entreprise en 2001 dans CHANSONS DU DEUXIÈME ÉTAGE. Ici encore: une succession de tableaux pessimistes mais non dénués d'humour sur la condition humaine, filmés en plan-séquence et liés entre eux de façon quasi abstraite.

Revue de presse

Scènes grotesques admirablement composées

Entre absurde et loufoquerie, burlesque et pince-sans-rire, réalisée par un Topor suédois, l’oeuvre fait de l’oeil aux surréalistes comme aux situationnistes ou aux hyperréalistes. Beau comme la rencontre fortuite d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection.

À table(s) !

(...) c'est une suite de tableaux (...) dessinés par Andersson dans ses propres studios, au quart de millimètre donc, dans le respect parfait des tonalités et des rythmes, moteurs d'une mécanique imperturbable, machine à dépeindre un monde gris et froid, où le moindre geste importe pour décrire l'humaine condition.

Pe­tites Saynètes spectaculaires et absurdes

À mesure que les saynètes s'allongent, (le film) perd de la force comique qui était son principal atout. Car sa limite est claire: le regard strictement entomologique, l'absence d'empathie envers ces humains malmenés finissent par épuiser le brillant formalisme des débuts.

Au royaume de l'absurde

Fidèle à son unique principe cinématographique, sa caméra immobile, Roy Andersson filme en plans larges une succession de tableaux vivants, sans souci de continuité narrative. De cette addition de situations sombres ou tragiques, montrées sous un jour systématiquement absurde, naît un étrange sourire.

Patchwork de tableaux absurdes

Arrogance des riches, complaisance des pauvres, inaptitude au bonheur, égoïsme et manque d'empathie... La peinture, d'inspiration inégale, est aussi grisâtre (voire très noire) que profondément humaniste. Et nous encourage à mieux nous comporter les uns envers les autres.

Sombre Méditation sur la condition humaine

Ces portraits teintés de mélancolie et d’un brin de misanthropie sont presque toujours délicieusement frappés d’une curieuse touche d’étrangeté déstabilisante (...). La sincérité de Roy Andersson (...) est toujours aussi foudroyante et sa manière, toujours plus raffinée. Mais on ne peut s’empêcher aussi d’y voir la répétition d’un procédé qui lui avait bien réussi sept ans plus tôt.

Commentaires

L'infolettre de Mediafilm

Pour être tenus informés des sorties de films, toutes plateformes confondues, rien de mieux que l'info-lettre de Mediafilm. Abonnez-vous. C'est gratuit!

Le film de la semaine
Cote Mediafilm () Chambre 212 Chambre 212
Mediafilm

Fr. 2019. Comédie sentimentale de Christophe Honoré avec Chiara Mastroianni, Benjamin Biolay, Vincent Lacoste.


Ses nombreuses infidélités ayant été découvertes par son époux, qui l'aime toujours autant après vingt ans de mariage, une professeure de droit quitte discrètement l'appartement en pleine nuit et loue une chambre à l'hôtel d'en face, pour faire le point sur leur relation.

Vous avez besoin de IE 8+ pour visualiser cette page!