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Le Bonheur d'Emma
(Emmas Glück)

All. 2006. Comédie dramatique de Sven Taddicken avec Jordis Triebel, Jürgen Vogel, Hinnerk Shonnemann. La rencontre forfuite entre une jeune éleveuse de cochons et un cancéreux en cavale. Émouvante histoire d'amour, de mort et de sacrifice. Traitement déroutant faisant appel à différents genres. Mise en scène sobre mais efficace. J. Triebel fort attachante. (sortie en salle: 2 novembre 2007)

13 ans + 13 ans +
Mediafilm

Genre : Comédie dramatique
Année : 2006
Durée : 94 min.
Réalisation : Sven Taddicken
Pays : Allemagne
Distributeur : K-Films Amérique
Interprètes : Jordis Triebel
Jürgen Vogel
Hinnerk Shonnemann

Un cancéreux en phase terminale dérobe une importante somme à un ami et réserve un billet d'avion pour Mexico. Mais en route vers l'aéroport, il est victime d'un accident de voiture. Mal en point, il est recueilli par une éleveuse de cochons, qui s'éprend de lui.

L’avis de Mediafilm

Cette petite comédie rafraîchissante et sans prétention, mise en scène de façon sobre, aboutit à une conclusion poignante, malheureusement coiffée d'une ou deux scènes superflues. Jordis Triebel campe son personnage de jeune femme candide et attentionnée avec une belle sensibilité.

Revue de presse

L?Homme n?est pas toujours un cochon

Jean Roy (L'Humanité)

Jürgen Vogel compose un Max impeccable mais la découverte est Jördis Triebel qui (...) porte le film à elle seule en étant proprement époustouflante. À côté d’elle, rien n’existe et c’est pour elle qu’on peut voir ce film par ailleurs mis en images par une mise en scène sensible mais conventionnelle.

Prévisible, mais plein d'humanisme

Christine Haas (Paris Match)

Grâce à une mise en scène sobre, le cinéaste (...) trouve les mots justes, souvent mordants, les gestes vrais, parfois comiques, pour évoquer l'épanouissement sexuel d'Emma, le déclin physique de Max et pour plaider en faveur de l'euthanasie. Le charme est l'arme absolue de cette histoire prévisible, mais qui envoûte par son impact émotionnel et son humanité.

Une Belle Histoire d'amour

Aline Paulhe (Première)

L'essence du film est grave et forte, les procédés fins et justes. On se dit qu'il est facile de faire pleurer avec un tel sujet, mais la mise en scène, ici, fustige la sensiblerie et rend tout terriblement vivant (...). Et même la mort. Au final, une histoire d'amour à l'ancienne, mais des temps modernes. Tous les Roméo & Juliette, Tristan & Yseult n'ont qu'à bien se tenir...

À l'émotion

Xavier Leherpeur (Télé Ciné Obs)

Sven Taddicken aligne en bon élève les figures les plus classiques du mélo. Son obstination est payante: devant cette moisson de bons sentiments, notre force de résistance finit par capituler, laissant l'émotion nous gagner peu à peu.

Que du bonheur

Michel Defoy (Voir)

La mise en scène, sobre mais efficace, sert bien un récit posé sur des prémisses originales. La conclusion, poignante, est malheureusement suivie d'une ou deux scènes de trop. Cela dit, le ton adopté par Taddicken oscille habilement entre comédie et tragédie (...). La réussite du film (...) tient à la performance de Jördis Triebel, qui campe son personnage de manière (...) attachante.

Émouvante Collision de deux solitudes

Martin Bilodeau (Le Devoir)

Les belles images (...) aux tonalités chaudes (...) campe l'intrigue dans une sorte de présent indéfini, (...) au charme suranné, rehaussant les profils des gentils clichés ruraux qui émaillent le récit (...) Dommage qu'avec deux bonnes idées de dénouement dans sa manche, Sven Taddicken ait choisi de les exploiter toutes les deux. Divisant ainsi en deux l'impact de chacune.