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Pater

Fr. 2011. Comédie dramatique de Alain Cavalier avec Vincent Lindon, Alain Cavalier, Bernard Bureau. Un cinéaste et un acteur se prêtent à un jeu de rôle dans lequel ils campent respectivement le président et le premier ministre français. Exercice ludique sur le vrai et le faux. Limites du jeu rapidement atteintes. Approche artisanale et minimaliste. Participation généreuse de V. Lindon. (sortie en salle: 11 mai 2012)

Général Général
Mediafilm

Genre : Comédie dramatique
Année : 2011
Durée : 105 min.
Réalisation : Alain Cavalier
Scénario : Alain Cavalier
Photographie : Alain Cavalier
Vincent Lindon
Montage : Alain Cavalier
Pays : France
Distributeur : Funfilm Distribution
Interprètes : Vincent Lindon
Alain Cavalier
Bernard Bureau
Jonathan Duong
Hubert-Ange Fumey
Jean-Pierre Lindon
Manuel Marty
Claude Uzan
Alexandre Grégory
Jean Widhoff

Le cinéaste Alain Cavalier demande à Vincent Lindon de se prêter avec lui à un jeu de rôles. Lui campera devant la caméra le président de la République française, et l'acteur, son nouveau premier ministre. Une alliance politique "fictive" qui tourne vite au vinaigre.

L’avis de Mediafilm

Au-delà de son audace formelle, cet exercice ludique sur le vrai et le faux par le réalisateur de THÉRÈSE atteint vite ses limites. Sur le thème du pouvoir et de la transmission, le scénario enchaîne habilement soliloques et culbutes, mais l'ensemble s'adresse aux "happy-fews", en dépit de la présence de l'excellent Vincent Lindon.

Revue de presse

Rencontre au sommet: Cavalier / Lindon

Isabelle Régnier (Le Monde)

En mettant sur le même plan acteurs et hommes politiques, Cavalier met au jour la commune ambiguïté de ces fonctions et les éclaire mutuellement d'une manière passionnante. Quel rôle joue Vincent Lindon lorsqu'il affirme, indigné, n'avoir jamais fait le moindre compromis dans sa carrière?

Le Pouvoir et la manière

Christophe Carrière (L'Express)

Cavalier est mesuré, léger et piquant. Lindon, lui, se livre sans réserve, s'emballe, s'énerve. Pour qui veut connaître Lindon, c'est le film idéal. Pour qui veut voir du cinéma, c'est également le film idéal. Chaque plan a sa signification, sa raison d'être.

La Politique au scalpel

Olivier Delcroix (Le Figaro)

(...) PATER aborde la politique avec une sidérante clairvoyance. (...) Il y a toujours eu dans le cinéma de Cavalier des fulgurances, des intuitions. ­PATER va plus loin. Il ausculte l'intime en le mêlant au politique et à l'inconscient collectif. Prodigieux… et quasiment prophétique.

Heureux Élus

Philippe Azoury (Libération)

LA CONQUÊTE? Non, l’anti-CONQUÊTE. Pas de grimace, pas de ressemblances (...). Que des correspondances - mais à la Cavalier, c’est-à-dire infiniment plus piégées. Des jeux de rôle, des jeux de mots. Ainsi le père et le fils politique se joueront l’inusable scénario œdipien.

L'Homme du président

Florence Colombani (Le Point)

En évitant toute allusion à l'actualité, le cinéaste nous arrache à la dictature du présent et touche à l'allégorie. Au fil des scènes - souvent très drôles -, PATER se mue en réflexion sur la transmission et sur le cinéma, sur la vie et sur la mort.

Si j’étais président

Manon Dumais (Voir)

(...) derrière ces deux politiciens s’interrogeant sur le pouvoir, se dévoilent deux artistes complices et authentiques. (...) D’un calme implacable (...), Cavalier s’efface devant Lindon, qui s’abandonne au jeu avec toute la vulnérabilité et la brutalité qu’on lui connaît

Faire cavalier seul

Mario Cloutier (La Presse)

Parfois, on cabotine un peu trop et on se complaît dans un certain cynisme, mais le cinéma-réalité de Cavalier ne se prend pas vraiment au sérieux. Alain Cavalier montre le plaisir de filmer, de jouer le jeu, tout en réfléchissant à voix haute.