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Aquaman

É.-U. 2018. Science-fiction de James Wan avec Jason Momoa, Amber Heard, Patrick Wilson. Fils d'une reine Atlante et d'un gardien de phare mortel, un homme-poisson tente d'empêcher son demi-frère de détruire l'humanité. Épisode autonome de la franchise "Justice League" de DC Comics. Scénario mince. Réalisation tape-à-l'oeil, comportant quelques scènes musclées. Composition pince-sans-rire de J. Momoa. (sortie en salle: 21 décembre 2018)

Général (déconseillé aux jeunes enfants) Général (déconseillé aux jeunes enfants)
Mediafilm

Genre : Science-fiction
Année : 2018
Durée : 143 min.
Réalisation : James Wan
Scénario : Will Beall
Photographie : Don Burgess
Musique : Rupert Gregson-Williams
Montage : Kirk M. Morri
Pays : États-Unis
Distributeur : Warner Bros.
Interprètes : Jason Momoa
Amber Heard
Patrick Wilson
Nicole Kidman
Willem Dafoe
Dolph Lundgren

Arthur Curry est le fils de la reine Atlanna et du gardien de phare Tom Curry. Il grandit paisiblement dans le Maine, jusqu'au jour où sa mère, de retour au royaume d'Atlantide, y est exécutée pour trahison. Arthur attise alors la haine de son demi-frère, le roi Orm, qui le tient pour responsable de cette mise à mort. Décidé par ailleurs à détruire les humains, qui polluent les océans, l'ambitieux souverain forge une alliance entre les sept royaumes de la mer. Doté de superpouvoirs, qu'il a domestiqués grâce aux enseignements d'un sage vizir, Arthur, alias Aquaman, s'empresse de trouver, avec l'aide de la princesse Mera, le trident du maître des Océans. Ce sceptre magique lui permettra d'être sacré roi d'Atlantide, seul moyen de mettre Orm en échec.

L’avis de Mediafilm

Rompu au cinéma d'horreur (SAW, THE CONJURING), James Wan n'est pas à son meilleur aux commandes d'un film de superhéros tel que cet épisode autonome de la franchise "Justice League" de DC Comics. Bien qu'il emprunte à la mythologie grecque et au cycle arthurien, ce récit de la genèse de l'homme-poisson, maladroitement assorti d'un enjeu écologique, ne justifie pas sa durée excessive. Ambitieuse et spectaculaire, la réalisation tape-à-l'oeil donne certes lieu à quelques scènes musclées: combats de tridents, batailles d'escadrilles sous-marines et poursuites sur terre. Mais par endroits, l'entreprise sombre dans le ridicule en raison d'effets visuels ratés, notamment lorsque les personnages dialoguent en suspension dans l'eau. Possédant le physique de l'emploi, Jason Momoa désamorce le drame par sa livraison pince-sans-rire. Dans les rôles des vilains Orm et Manta, Patrick Wilson et Yahya Abdul-Mateen II sont en revanche peu convaincants.

Texte : Manon Dumais