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Royal Corgi
(The Queen's Corgi)

Bel. 2019. Film d'animation de Ben Stassen, Vincent Kesteloot. Après avoir causé un impair durant la visite du président américain au palais de Buckingham, le chien préféré de la reine fait une fugue, encouragé par un collègue machiavélique. Récit à la fois trop simpliste et trop sombre. Nombreuses fautes de goût. Animation de bonne tenue. Rythme inégal. (sortie en salle: 23 août 2019)

Général Général
Mediafilm

Genre : Film d'animation
Année : 2019
Durée : 85 min.
Réalisation : Ben Stassen
Vincent Kesteloot
Scénario : Rob Sprackling
Johnny Smith
Musique : Ramin Djawadi
Montage : Vincent Kesteloot
Pays : Belgique
Distributeur : MK 2 - Mile End
Interprètes : Avec la voix de :
Guillaume Gallienne
Franck Gastambide
Shy'm
Jérémie Covillault
Christian Gonon
Brigitte Virtudes

En voulant échapper aux avances de la petite chienne en chaleur de Donald Trump, Rex, le corgi préféré de la reine Élisabeth, mord par inadvertance l'entrejambe du président américain. Furieux, ce dernier met brutalement fin à sa visite officielle au palais de Buckingham. Puni par sa maîtresse, le toutou honteux quitte le palais en douce, avec l'aide de son collègue, le corgi Charlie. Mais à la première occasion, ce dernier le pousse du haut d'un pont dans la Tamise gelée. Sauvé d'une noyade certaine par un employé de la fourrière, Rex est mis en cage aux côtés d'autres chiens errants. La nuit tombée, dans ce chenil, l'intimidant Tyson préside à des combats de chiens. Subjugué par le charme de la petite amie du molosse, Rex entreprend de la séduire, inconscient que son audace le désigne comme le prochain combattant dans la sanglante arène clandestine.

L’avis de Mediafilm

Les animateurs belges derrière FLY ME TO THE MOON et BIGFOOT JUNIOR reviennent avec ce divertissement trop simpliste pour les adultes, trop sombre et dur pour les tout-petits. Les fautes de goût abondent, certaines péripéties apparaissent échevelées et vaines, la satire n'est guère inspirée et la psychologie du protagoniste manque de cohérence. À tout le moins, l'appel à l'union contre l'adversité et l'intimidation demeure actuel et particulièrement pertinent, avec la présence à l'écran de la brute en chef de la Maison-Blanche. Si le rythme est inégal, l'animation satisfait, sans chercher à atteindre les hauts standards des productions de Disney et Pixar. Dans la version doublée en français, Guillaume Gallienne (LES GARÇONS ET GUILLAUME, À TABLE!) confère une certaine classe à l'infatué Rex.

Texte : Louis-Paul Rioux