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Annabelle 3 - Retour à la maison
(Annabelle Comes Home)

É.-U. 2019. Drame d'horreur de Gary Dauberman avec Madison Iseman, Katie Sarife, McKenna Grace. Au début des années 1970, dans le Connecticut, une adolescente libère une poupée grandeur nature qui absorbe les âmes des vivants pour les livrer aux démons. Suite plutôt accessoire d'un film à succès. Film d'ados maniant de façon inégale l'humour et le second degré. Introduction prenante. Réalisation efficace par intermittence. Bonnes interprètes. (sortie en salle: 28 juin 2019)

13 ans + (horreur) 13 ans + (horreur)
Mediafilm

Genre : Drame d'horreur
Année : 2019
Durée : 106 min.
Réalisation : Gary Dauberman
Scénario : James Wan
Gary Dauberman
Photographie : Michael Burgess
Musique : Joseph Bishara
Pays : États-Unis
Distributeur : Warner Bros.
Interprètes : Madison Iseman
Katie Sarife
McKenna Grace
Michael Cimino
Vera Farmiga
Patrick Wilson
Steve Coulter

Connecticut, début des années 1970. Appelés en mission, le démonologue Ed Warren et son épouse, la médium Lorraine, confient leur fille Judy, 10 ans, à l'adolescente Mary Ellen. Sous prétexte de vouloir assister au pré-anniversaire de la petite, Daniela, la meilleure amie de la gardienne, s'invite chez les Warren. Se sentant coupable d'avoir tué son père dans un accident de voiture, la jeune fille cherche secrètement un moyen de communiquer une dernière fois avec lui. En fouillant dans la maison, elle trouve la pièce secrète où sont conservés les artefacts maléfiques recueillis au fil des ans par Ed et Lorraine. L'imprudente Daniela ouvre alors une vitrine enduite d'eau bénite, dans laquelle était enfermée depuis un an Annabelle, une poupée grandeur nature qui absorbe les âmes des vivants pour les livrer aux démons.

L’avis de Mediafilm

Moins une suite au ANNABELLE initial qu'une parenthèse sans grande conséquence dans la saga d'horreur THE CONJURING, ce modeste volet vaut surtout pour sa prenante séquence prégénérique. Dans le rôle des époux Warren, les très solides Patrick Wilson et Vera Farmiga y brillent par leur assurance tranquille. Pour le reste, ce mal nommé ANNABELLE COMES HOME (la poupée ne retourne pas chez l'artisan qui l'a créée) est essentiellement un classique film d'ados (avec petit ami timide à la clé), jouant de manière inégale avec l'humour et le second degré. Scénariste de la série ANNABELLE et du dérivé THE NUN, Gary Dauberman fait des débuts mitigés derrière la caméra, troussant quelques scènes assez tendues, mais échouant à effrayer le spectateur, par son abus d'atmosphères brumeuses superflues. Très investi, le trio de comédiennes n'est cependant pas en cause.

Texte : Louis-Paul Rioux