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Lucy dans le ciel
(Lucy in the Sky)

É.-U. 2019. Drame psychologique de Noah Hawley avec Natalie Portman, Jon Hamm, Zazie Beetz. À son retour sur Terre après une mission dans l'espace, une astronaute forte et déterminée est confrontée à un quotidien banal, qu'elle a de plus en plus de mal à accepter. Inégal amalgame de drame intimiste, d'aventures épiques et de suspense, inspiré d'une histoire vraie. Métaphores peu subtiles. Des longueurs. Réalisation tape-à-l'oeil. N. Portman convaincante. (sortie en salle: 18 octobre 2019)

Général Général
Mediafilm

Genre : Drame psychologique
Année : 2019
Durée : 124 min.
Réalisation : Noah Hawley
Scénario : Brian C. Brown
Elliott DiGuiseppi
Photographie : Polly Morgan
Musique : Jeff Russo
Montage : Regis Kimble
Pays : États-Unis
Distributeur : Fox Searchlight
Interprètes : Natalie Portman
Jon Hamm
Zazie Beetz
Dan Stevens
Pearl Amanda Dickson
Ellen Burstyn

Sortie première de sa promotion à l'académie de la marine, Lucy s'est forgé une solide réputation dans les rangs très compétitifs de la NASA. Forte et déterminée, l'astronaute mène une vie rangée auprès de son mari Drew. Sans enfant après six ans d'union, la jeune femme s'est faite à l'idée que sa nièce Iris, adolescente réservée abandonnée par son père, vienne vivre avec eux dans leur coquet bungalow de banlieue. Au retour d'une mission de quinze jours dans l'espace, Lucy semble cependant avoir de plus en plus de difficulté à supporter la banalité du quotidien. Au cours de son entraînement pour un prochain mandat, elle succombe aux avances de Mark Goodwin, préparateur physique fort en gueule, qui a la réputation d'être un don juan impénitent.

L’avis de Mediafilm

Cet amalgame de drame familial intimiste, d'aventures épiques et de suspense ne parvient jamais à exploiter le plein potentiel de son intéressante prémisse, inspirée de la vie de l'astronaute américaine Lisa Nowak. La première partie, souvent captivante, est propulsée par un propos acerbe sur la notion de réussite et d'échec, auquel se greffe une critique de l'Amérique rigide et conformiste, à l'origine du combat intérieur de l'héroïne. Émerveillée par l'immensité de l'univers, mais coincée dans l'étroitesse de sa vie conjugale, cette dernière est campée avec un savant dosage d'audace et de délicatesse par Natalie Portman (BLACK SWAN, VOX LUX). La seconde moitié, plus échevelée, s'assortit d'une métaphore peu subtile, d'un ménage à trois prévisible et de rebondissements sans queue ni tête. Empêtrée dans des changements de format d'image multiples et des décadrages inutiles, la réalisation tape-à-l'oeil de Noah Hawley (créateur et auteur des séries "Legion" et "Fargo") n'arrange rien.

Texte : Charles-Henri Ramond