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La Couleur pourpre
(The Color Purple)

É.-U. 1985. Drame de moeurs de Steven Spielberg avec Whoopi Goldberg, Margaret Avery, Danny Glover. Les tribulations d'une jeune Noire livrée en mariage à un fermier veuf qui la traite en servante. Adaptation attachante du roman d'Alice Walker. Récit riche en détails. Illustration vibrante de vie et d'humanité. Réalisation de talent. Interprétation sensible de W. Goldberg.

13 ans + 13 ans +
Mediafilm

Genre : Drame de moeurs
Année : 1985
Durée : 154 min.
Réalisation : Steven Spielberg
Scénario : Menno Meyjes

D'après le roman de Alice Walker.
Photographie : Allen Daviau
Musique : Quincy Jones
Montage : Michael Kahn
Pays : États-Unis
Distributeur : Warner Bros.
Interprètes : Whoopi Goldberg
Margaret Avery
Danny Glover
Oprah Winfrey
Willard E. Pugh
Akosua Busia
Desreta Jackson
Adolph Caesar
Rae Dawn Chong
Dana Ivey
Laurence Fishburne

En 1909, une jeune Noire du Tennessee, Celie, est déjà mère à quatorze ans. Elle est livrée en mariage à un fermier veuf, Albert, père de quatre enfants, qui la traite en servante. Cet homme lui impose même la présence de sa maîtresse, Shug, une chanteuse. Celie se lie pourtant d'amitié avec Shug.

L’avis de Mediafilm

É.-U. 1985. Drame de moeurs de Steven Spielberg avec Whoopi Goldberg, Margaret Avery, Danny Glover. Les tribulations d'une jeune Noire livrée en mariage à un fermier veuf qui la traite en servante. Adaptation attachante du roman d'Alice Walker. Récit riche en détails. Illustration vibrante de vie et d'humanité. Réalisation de talent. Interprétation sensible de W. Goldberg.

Revue de presse

Hymne à la vie

Claude Baignères (Le Figaro)

Il y a du mélo là-dedans? Peut-être bien. Mais transcendé par une beauté d'images qui font de Spielberg un peintre époustouflant, attentif au langage de la lumière, à l'harmonie d'une couleur et d'un sentiment, à la complicité de la pensée et de la composition du tableau.

Beau mais bien trop long

Sylvain Prevate (Échos Vedettes)

Le grand défaut de LA COULEUR POURPRE est qu'il dure plus de 2h30. (...) Les performances des acteurs sont absolument renversantes, le scénario est joli bien qu'un peu à l'eau de rose et les images ravissantes. (...) [Quelques] minutes en moins, le film aurait été superbe.

Moi, une Noire

Robert Chazal (France-Soir)

Tout est fait pour émouvoir et Whoopi Goldberg, ainsi que ses partenaires, jouent avec sincérité des personnages bien définis. Le passage des années sur les gens et les choses est fort bien illustré, avec une extrême attention au moindre détail.

Malheur-mélo

Colette Godard (Le Monde)

Spielberg recrée la vie d'une communauté noire au début du siècle, quand la misère a remplacé l'esclavage sans atténuer le racisme. (...) Il enveloppe ses héros de musique, les place dans des paysages aux couleurs douces, et il suffit alors d'une ombre de tristesse (...) pour que la violence du malheur éclate.

La Case de l'oncle Steven

François Chalais (Le Figaro Magazine)

(...) nous restons confondus par [le] talent de Steven Spielberg. E.T., plus que jamais, a le visage humain, en l'occurrence celui de (...) Whoopi Goldberg. Comment décrire [ce] personnage, [sinon] en disant que, dans ses yeux, (...) nous comprenons que nos différences ne sont que des ressemblances.

Du méga-mélo!

Patrick Grainville (V.S.D.)

L'amour et la libération finale de ces deux soeurs noires (...) aurait pu être une sacrée épopée, surtout que Celie, le personnage central, ne manquait pas d'humanité et de grandeur. Mais on a droit à tous les poncifs portés au paroxysme. Pas une vraie trouvaille, nul renouveau de l'image.

Une Protestation

Théodore Louis (La Libre Belgique)

Faits, personnages, comparses, tout s'ordonne ici selon une construction romanesque traditionnelle. (...) Les principales qualités du film: un juste dosage de cruauté et d'humour, un élan irrépressible de sympathie; (...) une science du raccourci et du détail visuel.

La Couleur Coca

Serge Daney (Libération)

Stylisation sans style, émotions standard, idéologie cocacola-biblique. (...) Spielberg a le défaut classique des forts en thème. Apprenant une langue étrangère (l'humain), il ne résiste pas au plaisir de loger dans une même phrase (un même film) un maximum de règles de grammaire.

Mélo

Dominique Jamet (Le Quotidien de Paris)

Des bourgeois noirs se sont émus de ce que le film montrait des Noirs alcooliques, illettrés, brutaux. (...) Des racistes noirs se sont élevés contre l'intrusion d'un cinéaste blanc dans leur univers. J'ai eu beau écarquiller les yeux, je n'ai vu à ce film d'autre couleur que celle de l'humanité.

Spielberg n'est pas fait pour le genre romanesque

Marie-Christine d'André (ROC)

Les sentiments sont dépeints avec une rare maladresse, laissant, le plus souvent le spectateur froid devant les drames de cette pauvre héroïne. Pire, l'ensemble du film, caricatural, sonne faux, jusqu'à l'époque qui est mal recréée. (...) Il reste, néanmoins de belles images et une bonne interprétation.