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Efter Brylluppet

Dan. 2006. Drame de Susanne Bier avec Mads Mikkelsen, Rolf Lassgard, Sidse Babett Knudsen. Lors du mariage d'une jeune fille, un homme reconnaît en la mère de la mariée son ex-petite amie qu'il n'avait pas revue depuis 20 ans. Subtile réflexion sur les clivages sociaux et les rapports de forces entre l'Occident et le tiers-monde. Riche galerie de personnages complexes. Caméra et montage nerveux. Interprétation d'une grande sincérité. (sortie en salle: 11 mai 2007)

Général Général
Mediafilm

Genre : Drame
Année : 2006
Durée : 120 min.
Réalisation : Susanne Bier
Pays : Danemark
Distributeur : Les Films Séville
Interprètes : Mads Mikkelsen
Rolf Lassgard
Sidse Babett Knudsen
Stine Fischer Christensen
Christian Tafdrup
Frederik Gullits Ernst
Christian Gullits Ernst
Ida Dwinger

Afin d'empêcher la fermeture de l'orphelinat qu'il a fait construire en Inde, un Danois accepte un don d'un compatriote qui l'invite au mariage de sa fille. Or, il réalise que la mère de cette dernière est son ex-petite amie, qu'il n'avait pas revue depuis 20 ans.

L’avis de Mediafilm

Susanne Bier (FREUD QUITTE LA MAISON, COEURS OUVERTS) met en scène dans un style nerveux un récit intrigant aux personnages complexes. Ceux-ci sont incarnés avec une grande sincérité par des interprètes de métier.

Revue de presse

Noce chez les grands bourgeois

Jean Roy (L'Humanité)

Comme dans ses films précédents (...), la réalisatrice retrouve ici le thème qui lui est cher de la cellule familiale en plein dysfonctionnement. (...) un film nerveux, où la caméra traque sans relâche d’excellents comédiens, leur faisant exprimer un jus de haute tenue. En ressort, une étude psychologique où les bons sentiments le disputent au vitriol, quelque part entre Mauriac et Chabrol si l’on veut chercher comparaison chez nous.

Périlleuses retrouvailles

Françoise Maupin (Le Figaro Scope)

Susan Bier aime les confrontations et les substitutions. Dans BROTHERS, son précédent film, un marginal prenait la place de son frère, otage en Afghanistan. Là, c’est Jorgen qui fait venir Jacob pour qu’il prenne sa place. Susan Bier sait ouvrir ses récits sur le monde, relativisant ainsi les drames de la société danoise qu’elle raconte avec une réelle empathie pour ses personnages. Comme dans FÊTE DE FAMILLE, il s’agit là d’une réunion de famille. Ici, ce n’est pas un règlement de comptes, mais l’histoire d’une réparation douloureuse et salvatrice sous l’oeil d’une caméra qui lorgne du côté de Bergman.

Avoiding the Traps of Melodrama

Gunnar Rehlin (Variety)

A drama about shattering revelations and difficult choices, AFTER THE WEDDING could easily have become unbearably sentimental and cliched. Instead, thanks to a tight script, sharp direction and excellent actors, new film by Danish helmer Susanne Bier manages to be both emotional and engaging. (...) Scripter Anders Thomas Jensen knows how to avoid the traps of melodrama (...) and how to take the cliches of the genre and use them to further develop the characters.

L'Art d?emballer un récit

Frédéric Strauss (Télérama)

Avec sa façon de tenir le spectateur en haleine en lui racontant les vicissitudes de l’existence, Susanne Bier atteint ici la perfection de son système de cinéma. On en voit du même coup les limites: les rebondissements en chaîne ont tendance à faire basculer le film du côté du roman-photo, comme ces décors marquant lourdement qu’on est ici dans le monde des riches Scandinaves, qui ont leurs malheurs, autant que les pauvres d’Inde…

Bon jusqu'aux deux tiers...

Bruno Bayon (Libération)

Tout commence par (Mikkelsen) en moine routard humanitaire sans dieu au bout de la piste hindoue, veillant sur des orphelins cuivrés (...). Un énigmatique milliardaire offrant de financer son orphelinat en déroute, notre ami rentre en Suède consulter. La suite est une arnaque captivante aux deux tiers. Nourrie d'une intrigue, de passion, de rebondissements généalogiques, caractères, décors. Dommage que le tiers restant, forçant la note, accumule à tort et à travers coups de théâtre, pathos, tiroirs, cachettes, secrets de famille, mélo et sous-psychologie...