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Shrek

É.-U. 2001. Film d'animation de Andrew Adamson, Vicky Jenson. Un ogre mesquin délivre une princesse irascible des griffes d'un dragon pour le compte d'un vil petit seigneur. Pastiche mordant et ironique des contes de fée. Nombreux gags savoureux. Invention visuelle constante. Images de synthèse d'une étonnante fluidité.

Général Général
Mediafilm

Genre : Film d'animation
Année : 2001
Durée : 89 min.
Réalisation : Andrew Adamson
Vicky Jenson
Pays : États-Unis
Distributeur : TVA-Films
Interprètes : Avec la voix de :
Mike Myers
Eddie Murphy
Cameron Diaz
John Lithgow
Vincent Cassel

Shrek est un ogre à la peau verte qui vit en solitaire dans un marais au creux d'une forêt. Mais un jour, sa petite retraite est envahie par des dizaines de personnages de contes de fées, exilés de leur royaume à la suite d'un décret du diabolique Lord Farquaad. Furieux de cette intrusion, Shrek rapplique au château du seigneur. Impressionné par la force et la combativité de l'ogre, Farquaad lui promet de faire libérer le marais, à la condition qu'il accepte d'aller secourir sa future épouse, la princesse Fiona, qui est prisonnière dans un château gardé par un dragon. Flanqué d'un âne volubile qui veut à tout prix devenir son ami, Shrek réussit à libérer Fiona, mais celle-ci lui réservera bien des surprises sur le chemin du retour.

L’avis de Mediafilm

En 1998, Dreamworks avait damé le pion à Disney en sortant ANTZ quelques mois avant A BUG'S LIFE. La rivalité entre les deux studios se reflète de façon plus qu'éloquente dans SHREK, un pastiche ironique des contes de fées. Les auteurs prennent un plaisir évident à renverser les données traditionnelles de ce genre d'histoires, écorchant surtout la manière idyllique qu'avait Walt Disney de les transposer à l'écran. Ainsi, SHREK s'attaque de façon mordante et parfois jouissive à la nature bon enfant et rose bonbon des dessins animés classiques. Mais le scénario va bien au-delà de cette charge amusante, construisant un récit captivant et rempli de gags savoureux, même si parfois on pourrait déplorer l'emploi d'un humour scatologique un peu grossier. Techniquement, le film est un pur joyau avec ses images de synthèse d'une étonnante fluidité, aux couleurs vives et chatoyantes. Bien que générés par ordinateur, les personnages offrent des nuances de comportement insoupçonnées qui ravissent l'oeil et l'intelligence du spectateur.

Texte : André Caron